Tel un phare ouvrant la voie aux marins égarés, une grande flèche s’élève tranquillement au-dessus des toits bordelais et vous appelle de partout pour la rejoindre. Le long d’une ballade au bord des quais de la Garonne, à la sortie de la gare Saint-Jean ou encore dans les rues sinueuses des quartiers la jonchant, la Basilique Saint-Michel sera votre boussole à travers des ballades plus aventureuses les unes que les autres. 

 

Mais alors, aussi fanfaronne soit-elle, son histoire reste encore peu connue et recèle de bien des secrets. Aujourd’hui, dans le cadre de son abécédaire bordelais, après le A de Arcachon, le Cannelé d’Adresses s’attèle au B de sa basilique, reine des cieux de la Belle Endormie.

Construite entre le XIVème et le XVIème, notre bonne vieille basilique a été façonnée selon le style gothique flamboyant qui a marqué cette période. Selon ce style qui porte bien son nom, le souci n’est plus tant porté sur la structure qui reste la même, mais sur l’ornementation des lieux de culte et leur décor. L’objectif est à l’opulence décorative, à la décoration outrancière qui fond, arrondit et efface les lignes des bâtiments imposants. Aussi, bien que fière de son immense flèche de 114 mètres, la prétention de la basilique s’immisce jusqu’à son sein.

En parlant de sa flèche, si ce n’est de son campanile pour être plus juste, celui-ci se satisfait d’être le plus grand de toute la moitié Sud de l’hexagone et le troisième plus grand de France ! Bien que fièrement dressée aujourd’hui, la flèche du campanile fut emportée par un ouragan en 1768 et fut occupée par un télégraphe Chappe au XIXème siècle avant d’être reconstruite.

L’un des secrets de cette basilique qui a été enfermé jusqu’à il y a encore quarante ans, a été de conserver en sa crypte plusieurs momies : celles-ci avaient été retrouvées dans le cimetière qui entourait la basilique et avaient été exposées en sous-sol, de telle sorte que des personnalités telles que Victor Hugo ont pu les regarder droit dans les yeux, ou du moins ce qu’il en restait. Elle furent retirées et inhumées à nouveau en 1979.

Mais, si ce monument s’est illustré par le passé, il n’en est pas moins tourné vers le présent et l’avenir. Reconnu comme patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, il reste encore un lieu de culte. Même en ces temps de crise sanitaire, des messes y sont dispensées les mercredis et les dimanches. De plus, accessible par les lignes de tramway C et D, la flèche de la basilique sera ouverte à la visite du 1er Avril au 31 Octobre avant d’être à nouveau fermée et ce pour une longue période de 5 années.

Saisissez votre chance de parcourir ce lieu d’histoire et de vous hisser en haut du point culminant de la ville ! bordeaux-tourisme.com/patrimoine-culturel/basilique-saint-michel.html

 

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