Historique du vin de Bordeaux

C’est à travers l’évolution à travers le temps du vin à Bordeaux qu’on comprend pourquoi notre ville est si chère au monde des vignobles.

Croyez-le ou non, les premiers vignobles de Bordeaux datent du 1er siècle de notre ère. Nous devons ce commencement prometteur aux Bituriges vivisques, guerriers celtiques à l’époque.

C’est ensuite au XIIème siècle qu’aura lieu un tournant dans l’histoire du vin de Bordeaux lorsque la Duchesse d’Aquitaine, Aliénor, épouse le futur roi d’Angleterre Henri Plantagenet. Grâce à cette union, de nombreux échanges commerciaux sont possibles et les vins de Bordeaux sont exportés vers l’Angleterre ; notamment grâce au port de Bordeaux, qui permettra l’expansion du vignoble bordelais.

Puis, de nouveaux clients arrivent sur le marché au XVIIème siècle et une nouvelle vague commerciale s’annonce. En effet, ce sont les Hollandais, les Bretons et les Hanséates qui vont permettre un développement conséquent de la production de vin. C’est à partir de là que les vins blancs secs et doux vont être fournis et destinés à la distillation dans les entrepôts hollandais.

Un siècle plus tard, c’est grâce aux Iles d’Amérique Saint-Domingue et les petites Antilles que les exportations viticoles bordelaises connaissent une expansion. Le vin est mis en bouteilles, celles-ci étant bouchées et scellées. Ce sont les premières bouteilles de la sorte qui émergent à cette époque.

Au XIXème siècle, l’oïdium met en péril le vignoble bordelais. Cette maladie sera assez rapidement éradiquée pour permettre une époque remplie de succès et de richesse. C’est par ailleurs à ce moment-là que le classement de 1855 est mis en place : une première partie des crus girondins (Médoc, Sauternes, Haut-Brion et les Graves).

C’est entre 1865 et 1997 que Bordeaux connaît une prospérité spectaculaire et les exportations se font maintenant vers l’Allemagne, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Belgique et la Scandinavie.

En 1911, une législation nationale se met en place sur l’origine des vins afin d’éviter toute forme de fraude. Les aires d’appellation sont délimitées et en 1936 est créé l’INAO (Institut National de Appellations d’Origine) et AOC qui permettent de détailler les conditions de production du vin.

A partir de 1955, de nouveaux classements apparaissent : pour les Graves et Saint-Emilion. Malgré la crise de 1956 en raison des gelées, le vignoble bordelais retrouvera de son dynamisme. On compte environ 6 millions d’hectolitres en moyenne lors des récoltes.

Aujourd’hui, à l’ère du XXIème siècle, les priorités se concentrent sur les enjeux environnementaux. Le monde du vin s’oriente vers un changement progressif des comportements. On sait que la filière des vins de Bordeaux a choisi des modes de culture différents afin de faire des économies d’eau et d’énergie, de réduire son empreinte carbone et les émissions de CO2.

Le plus grand vignoble de France est prêt à préserver la qualité de son raisin tout en étant soucieux de l’avenir de l’environnement.

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